Workshop « Avenir d’UnivEarthS » : le compte-rendu

Associé à cet article, vous retrouverez un montage photo retraçant les discussions ainsi que toutes les présentations au format pdf.

Le projet UnivEarthS a organisé des rencontres conviviales, ouvertes à tous, le vendredi 19 février à l’IPGP. L’objectif était d’échanger avec les participants sur les perspectives de ce projet, dans les domaines scientifiques, institutionnels et également d’enseignement, c’est-à-dire envisager l’aurore d’un futur UnivEarthS.

Une quarantaine de personnes enthousiastes étaient présentes. Chercheurs et enseignants-chercheurs mais également étudiants, post-doc, ingénieurs et administratifs ont contribué à rendre les échanges constructifs.

 

Stavros KATSANEVAS, directeur d’APC et co-directeur du projet, a lancé ces rencontres en rappelant le contexte. En 2015, les Labex ont été évalués sur leurs réalisations à mi-parcours. Le rapport des membres du sous-jury international a été extrêmement positif pour UnivEarthS, un des meilleurs à la connaissance de S. KATSANEVAS. Le Labex se terminant au 31 décembre 2019, de nouveaux Labex peuvent être élaborés avec des contours différents et il peut être utile de commencer la réflexion dès maintenant.

Présentation d’Héctor GOMEZ-MALUENDA (post-doc UnivEarthS) sur « Exploration des tombes de rois : archéologie et tomographie par muons ».

H. GOMEZ-MALUENDA a tout d’abord présenté les avantages de la tomographie par muons (méthode non invasive et utilisant des rayons naturels) et a rappelé les utilisations actuelles (volcans principalement). Son travail au sein de l’APC est d’étendre les travaux antérieurs à l’archéologie et en particulier à des tumulus macédoniens. Les discussions ont montré l’intérêt des échanges entre géosciences et astrosciences : ce post-doc d’APC s’appuit sur les travaux de Kévin JOURDE, PhD de l’IPGP.

Présentations de Stavros KATSANEVAS « UnivEarthS et USPC à moyen et long terme », suivie de celle d’Edouard KAMINSKI « Ouverture vers d’autres partenariats USPC : interdisciplinarité et enseignement ».

Après un rappel des objectifs actuels du Labex, S. KATSANEVAS a présenté les évolutions thématiques ainsi que les améliorations possibles. E. KAMINSKI a souligné le fort dynamisme des membres du Labex, qui apportent des nouveautés en enseignement et en recherche ainsi que l’ébauche d’une communauté. Il a ensuite appuyé la nécessité de positionner les thématiques géosciences et astrosciences vis-à-vis des enjeux sociétaux. Les discussions ont porté notamment sur la nouvelle visibilité donnée grâce aux développements des MOOCs, sur les avantages ou non des formations et emplois pluridisciplinaires.

Présentation de Matteo BARSUGLIA « Premières détection directe d’ondes gravitationnelles et observation de la fusion de deux trous noirs ».

Compte-tenu de l’annonce qui venait d’être faite sur cet évènement scientifique, un happening a été ajouté, d’autant plus que certaines recherches de M. BARSUGLIA conjointes avec l’IPGP portent sur la prévision des séismes.
M. BARSUGLIA a expliqué succinctement pourquoi les résultats obtenus 100 ans après ceux prédits par Einstein préfigurent une nouvelle astronomie. Via leurs questions, les participants ont pu appréhender la difficulté de ce type de détections, où le signal recherché doit être nettoyé de toute autre interférence.

L’animation crêpes qui a suivie a permis aux personnes de continuer ces discussions enjouées.